Premier soir des Hivernales, la neige vient d’arriver. Pour un premier soir, c’est un tour de chauffe, il nous faut ranimer Nyon. Et c’est Alice Roosevelt qui allume les braises à la salle communale. Leur plaisir sur scène nous rappelle à quel point il n’y a que le live de vrai dans la musique.

J’ai loupé Cee, on me dit qu’elle était si douce. J’ai loupé The Yelins, on me dit que les spots roses ne les ont rendu que plus sexy.

Me voilà à la Parenthèse pour Muthoni Drummer Quenn. Parée d’un costume aux épaulettes galactiques dorées, d’un maquillage solaire, de dreads locks longues comme les jambes de Karembeu, c’est bien une reine qui se présente à nous. Devant un gang de femmes ferventes des messages politiques et bienveillant de cette pépite. Bombe de confettis dans la cave, c’est Ben qui se réjouit d’en retrouver encore pendant des années. Séduite tant par les rythmiques, que par les chorégraphies musclées des deux danseuses, je dois me faufiler pour la suite.

J’ai loupé The Last Train, on n’arrête pas de me dire à quel point leur rock était bien. J’ai loupé Chelan, on me dit qu’on a jamais vu le Quai 23 aussi plein.

Reste Bon Entendeur Dj set pour achever la séduction pour cette soirée. Le temps est bon. L’amour l’amour l’amour. Et surprise parmi les sons, un remix de France Gall, « Ella, elle l’a ». Les Hivernales chante en coeur et se réchauffe les mains pour la suite du programme.